La paroisse

La paroisse St Vincent de Paul regroupe quatre clochers, situés sur la rive droite de l'Adour :

  • L'église Sainte-Croix
  • L'église Saint-Esprit
  • L'église Saint-Étienne
  • et Notre-Dame de Boucau.

L'église Sainte-Croix

L’église Sainte-Croix vient de fêter les 50 ans.

Érigée en 1969, elle a été dessinée par les architectes Remondet et Soupre, dans un style résolument moderne.

 

Elle se dresse sur une colline bien arborée, quasiment au centre du quartier Sainte Croix, à l’ombre des hautes tours de la Cité Breuer. Elle fait penser à la Tente de la Rencontre du livre de l’Exode,  lieu de la Présence de Dieu au milieu de son peuple, lieu de la Rencontre entre Moïse et le Dieu de l’Alliance, lieu de rencontre de la communauté chrétienne, ouverte aux autres traditions croyantes du quartier.

 

C’est une église clairement conciliaire. Le concile Vatican II, achevé en 1965,  a remis à l’honneur la Parole de Dieu. L’ambon, table de la parole, est de la même pierre de la Rhune que l’autel, table eucharistique.

 

Toujours en pierre de la Rhune, le baptistère se trouve près du chœur, pour souligner l’importance du baptême, porte d’entrée dans la vie chrétienne selon l’Évangile.  

L'église Saint-Esprit

L'église Saint-Esprit est située à Bayonne dans le quartier du même nom, en face de la gare SNCF.


Elle fait l'objet d'une inscription auprès des monuments historiques. Dédiée au Saint-Esprit elle dépend de la paroisse Saint-Vincent de-Paul, dans le diocèse de Bayonne.

 

C'est à la fin du XIIe siècle que l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem s’installe dans le futur quartier Saint-Esprit pour y ouvrir un hospice avec un prieuré afin d'accueillir les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle. Il est remplacé en 1243 par l’ordre du Saint- Esprit. La chapelle du prieuré est appelée la chapelle « dou cap de pount ».

 

Le roi Louis XI fait bâtir une nouvelle église en 1463 pour remplacer la chapelle romane avec une rente de quatre mille livres. L'église Saint-Esprit devient une collégiale et se dote de voûtes gothiques typiques du style flamboyant.

 

Elle se trouve au milieu d'un quartier d'artisans et de juifs chassés d'Espagne et du Portugal. L'édifice est remanié au XVIe siècle, conservant les deux voûtes en croisée d’ogives de plan carré.

 

L'église est restaurée aux XVIIe et XVIIIe siècles. À la révolution, le chapitre de la collégiale est dissout en 1792, puis l'église devient paroissiale. Située près de la gare et d’un pôle multi-modal de circulation, elle est l’une des églises les plus visitées.

 

 

 

 

 

L'église recèle un relief polychrome du XVe siècle représentant la Vierge sur un âne,  portant l'Enfant Jésus, dans la Fuite en Égypte.

 

L'église abrite depuis 1868 des reliques de Sainte Irène découvertes à Rome en 1825. Les vitraux datent de 1906 et proviennent de
l'atelier Mauméjean. Des fragments de vitraux de la chapelle d'origine ont été découverts en 1959 et installés dans la réserve du musée basque ; ils représentent l’arbre de Jessé.

 

Les vitraux de la nef coté sud ont été créés par l’atelier Franzetti de Saint Esprit, dans les années 70.

 

L'église Saint-Étienne

L’église St Étienne doit son nom au premier martyr chrétien, à l’époque des Apôtres de Jésus.

 

Son véritable nom est « St Étienne d’Arribe Labour », à cause de sa proximité de Pays du Labour situé de l’autre côté de l’Adour.

 

Construite d’abord en bois, fin du 10ème siècle, puis en en pierre au 11ème siècle en pur style roman. Au début du XIV° siècle, elle est restaurée en style gothique : la décoration (bien érodée !) du portail d’entrée date de cette époque.

 

Ce beau monument a connu bien des soubresauts de l’histoire de France, notamment les guerres napoléoniennes (elle est sur l’avenue du 14 avril 1814, jour de la dernière attaque après laquelle les troupes anglaises battent en retraite) : l’église subit à cette époque des dégâts importants, avant une période de renaissance. Elle est emblématique de l’histoire de ces terres Rive Droite rattachées à Bayonne et leur origine de Gascogne. Mal connue par les habitants de la ville, elle vaut le détour, pour la visiter, pour prier. Cependant, pour les familles vivant depuis longtemps ou toujours dans le quartier, elle symbolise leur histoire humaine et chrétienne.
L’église St Étienne abrite en particulier une statue miraculeuse de la Vierge (de l’époque gothique), ainsi qu’une cuve des fonts baptismaux, en marbre sculpté (datant d’environ 1550). Ces deux oeuvres furent offertes par un protestant habitant le quartier St Bernard, M. Rooth en 1866. Par ailleurs, elle possède un orgue « romantique » inauguré en 2014, après avoir été relevé en 1999 pour son cent-cinquantenaire.


Une petite chapelle est ouverte tous les jours, de 9h à 17h, accessible par la porte d’à côté de la porte principale. Dans ce lieu, où bien des « passants », pour prier, allument une bougie à Notre Dame ou à St Joseph, nous nous trouvons face au Saint Sacrement, visible à travers une grille de protection.

 

Ses voutes de pierre mettent en relief les voix chantantes, les mélodies instrumentales ; elles réchauffent le coeur de ceux qui font monter leur prière vers Dieu, dans l’intimité de la méditation et du dialogue avec le Seigneur, comme dans les célébrations en communauté.

 

Et en 2025 a eu lieu l'inauguration de deux nouveaux vitraux : Noémie Boufflet, jeune talent de l'école supérieure d'Art Pays Basque et, la réalisation du Maître verrier Gérald Franzetti et de sa fille Pauline.

 

« Les deux vitraux forment un diptyque spirituel : l'un couleur orangée, parle du salut à travers l'Eucharistie, il est situé près du tabernacle. L'autre couleur bleutée, parle de la renaissance par le baptême, situé près des

fonds baptismaux.

Tous deux utilisent la lumière, la couleur et la verticalité pour signifier la transformation de l'âme et son chemin vers Dieu

 

 

La chapelle Saint-Bernard

Un quartier, une histoire, une chapelle... !

Un survol d'histoire, permet de connaître le Saint Patron du quartier qui porte son nom.

 

En flânant dans cet îlot, on découvre les vestiges d'une abbaye cistercienne aujourd'hui aménagée en résidence privée.
Une partie de l'architecture a été respectée.


Saint Bernard, moine cistercien.
Il est né en 1090 dans une famille noble bourguignonne…
Il est amoureux de la vie solitaire et monastique…

Devenu, Bernard de Clairvaux, il fonde entre autres, cinq abbayes...
Il est canonisé et proclamé " Docteur de l'Église Catholique."

Notre-Dame de Boucau

« Depuis les montagnes de la Navarre jusqu’au Golfe de Gascogne, Le Boucau possède des échappées de vues tellement ravissantes que tout le monde en est dans l’admiration. Les visiteurs, étrangers surtout, ont peine à retenir leur enthousiasme lorsqu’ils voient réunis dans ce petit coin de terre si richement accidenté, les attraits de la belle nature. Pourtant, à cette physionomie si splendide, à ce climat si bienfaisant, à cet horizon si magnifique enfin, il n’y a qu’une chose qui se faisait désirer, c’était « une église définitive aux proportions solides et assez vaste pour sa population. » Ce cri l’alarme, jeté le 26 Juillet 1883 aux Fabriciens par l’abbé LOUGE, curé d’alors de l’église provisoire en bois, a connu le 12 Avril 1889 un heureux dénouement, la pose et la bénédiction de la première pierre de l’actuelle église Notre Dame du Bon Secours de Boucau, bénie et ouverte au culte le dimanche 02 Avril 1903.

 

L’édifice fut dessiné et réalisé par les architectes Bouillon, Pasquier et Ramonbordes. Lors de la présentation du plan, M. Bouillon précisa que « c’est une église romane du XIII siècle », de style néo-gothique en réalité. Dans le choeur de cette église, se trouvent trois beaux vitraux : le central porte l’image de Notre Dame du Bon Secours qui a à ses pieds un bateau balloté par une grande tempête et dont les passagers ont mains, regards et cris de détresse tendus vers la Sainte Vierge. Le vitrail à gauche, c’est le portrait de Saint Vincent de Paul et à droite celui de Saint Bernard.


L’église fut dotée d’une cloche appelée Henriette et bénie le 23 Octobre 1904 en la Fête patronage de la Vierge Marie.

 

L’église sert aujourd’hui à tous les actes du culte, depuis le KT-Gouter jusqu’aux obsèques, en passant par les baptêmes et les mariages. Elle abrite aussi de magnifiques célébrations, rehaussées par l’éclat de l’orgue construit dans les années 70, et la présence de la batterie-fanfare « la Boucalaise » lors des fêtes de la Ville.