J'ai rencontré un patron engagé
et aujourd'hui chrétien pratiquant.
Bonjour Bernard,
Questions à Bernard :
- << Nous te connaissons et t'apprécions en tant que paroissien. Tu as plusieurs cordes à ton arc.
Tu es un patron engagé. J'ai ouï-dire
que tu as assisté à un congrès des
« entrepreneurs et dirigeants chrétiens
» ?
Je sais aussi que dans ton entreprise, il y a des salariés de diverses nationalités ? On pourrait
reprendre le slogan de la fresque murale de la médiathèque de Ste Croix, en modifiant quelques
paroles. « Qui voit ton entreprise voit une partie du monde »
Peux-tu nous partager un peu de ce qui te tient à
cœur ?
Par ailleurs, je sais ton emploi du temps bien rempli tourné vers les autres...
Acceptes-tu d'en dire plus ?
D’avance je te dis merci.
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Bernard : « Dans les métiers du bâtiment beaucoup de nationalités y
travaillent, nous pouvons
être un exemple ou une réponse pour notre société ».
Oui, dans notre entreprise, il y a des salariés d’origines et de parcours de vie très diverses.
Mettre l’humain au cœur de l’entreprise où, l’accueil, la formation et la dignité sont l’ADN de
l'entreprise (créé par Jean Goyty en 1981 à Méharin en ayant cette vision très en avance sur
notre temps actuel), dans mon esprit l’entreprise doit être considérée comme une personne
physique. L’être humain est pris en compte, sa dignité est très importante avec tout ce qu’elle
comporte de fragilités. Nous prenons le temps de former des apprentis, de transmettre un savoir.
Cela peut paraître du temps perdu ? Non pas du tout, transmettre le savoir-faire se retrouve dans
la durée et, de surtout de gagner en qualité et aussi du temps.
Prendre le temps d’écouter les personnes, celles qui ne vont pas bien, celles que la vie n’a pas
ménagées etc. S’engage alors un échange… c’est aussi un charisme !
Il peut y avoir des incompréhensions, des conflits. Nous écoutons et dialoguons avec nos salariés
pour essayer de trouver des solutions aux difficultés rencontrées. Améliorer les conditions des
salariés, me rend heureux.
Mais il arrive parfois, de me trouver devant un problème grave qui nécessite une obligation
de licenciement. C’est un vrai cas de conscience pour moi, sachant les
conséquences catastrophiques
que cette situation va entraîner chez le salarié et au-delà…
J’essaie de faire mienne une de ces réflexions de la "Vie et la règle de St Benoît".
- « Le
chef d’entreprise doit toujours se rappeler le nom qu’il porte et savoir que le Seigneur exige
davantage du serviteur auquel il a confié davantage.
Et qu’il sache combien il est difficile, ardue, la tâche qu’il a prise sur ses épaules : conduire les
âmes et servir les caractères d’un grand nombre. Servant à l’un des encouragements, à un autre
des reproches, à un autre des conseils selon les dispositions et l’intelligence de chacun, il doit se
conformer et s’adapter si parfaitement à tous que loin de souffrir aucune perte dans le troupeau
à lui confié, il ait à se réjouir dans l’accroissement de ce bon
troupeau. Il doit toujours penser que
ce qu’il a reçu à conduire, ce sont des âmes. C’est d’elles qu’il rendra compte. »
- A la demande de notre curé, j'ai mis en place le « Parcours Alpha » sur la paroisse.
Ce sont des lieux conviviaux ouverts à tous ceux qui s’interrogent sur le sens de la vie.
Qui est Jésus ? Pourquoi est-il mort ? Comment être
certain de ma foi ?
Prier comment ? Lire la Bible pourquoi et comment ?
Comment parler aux autres de ma foi ?
Que penser de l’Église aujourd’hui ?
1er Mai 2026. N.C.

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